PAYS PARTICIPANTS :
Madagascar, France, Bénin, République Démocratique du Congo, Guinée, Mali, Mauritanie, Algérie
Précédé le 25 et 26 Octobre d’une Assemblée générale de l’AMC Mad, (Association des Médecins Communautaires de Madagascar) consacrée notamment au fonctionnement des groupes de pairs, et d’une journée de formation en asepsie, antibiothérapie, techniques dentaires animée par l’AOI (Aide Odontologique Internationale), les trois jours du Congrès, outre des ateliers pratiques, ont été l’occasion de débats passionnants entre les représentants des autorités nationales, politiques, sanitaires, ordinales et les professionnels en exercice ou en formation.
Débat en présentiel avec participation distancielle, notamment de la faculté de Parakou au Bénin et de MGC intervenants en direct de Guinée ou de RDC.

Ainsi les trois journées thématiques ont vu la participation active
- des autorités sanitaires, notamment Ministère de la Santé, Direction des études, de la planification des Système d’Information DEPSI),
- des Universités Malgache, Françaises et Béninoise, de l’AMC Mad, de l’Ordre National des Médecins
- des ONG Datasanté, SantéSud, AOI
- des élus nationaux (Sénateur)
- des utilisateurs, médecins publics et privés
- des hospitaliers, étudiants internes ou en instance d’installation
- d’experts étrangers en Télémédecine-consultation, imagerie
AU MENU DES TABLES RONDES
- 27 OCTOBRE FORMATION.

Regards croisés sur la filière de formation initiale des médecins généralistes à Madagascar, en France, et en Afrique Francophone (Bénin). Enseignement de premier et deuxième cycle. Formation aux besoins de la population, au métier de généraliste attendu par la société. Formation pratique et types de stage.
État de la formation post universitaire. C’est quoi un « groupe de pairs ».
État de la Formation médicale continue pour tous les médecins à Madagascar. Avancée vers le E-learning.
Place des entreprises de santé ou autres organisation dans la formation continue des médecins à la thérapeutique.
Caractéristique universelle des «SOINS PREMIERS ». Besoins malgaches en Médecins généralistes communautaires sur l’ensemble du territoire. Le réseau de MGC initié par SantéSud, les SF en soins primaires. Place des RMS dans l’accompagnement formation des MG, et l’accueil des étudiants malgaches. Échange sur l’intérêt croisé d’évoluer des RMS vers des RMS Universitaires. Condition, formation, agrément. Rôle de l’AMC Mad, Rôle du CGE-OI. Projet de partenariat interassociatif
- 28 OCTOBRE NUMÉRIQUE
Le dossier patient numérique, principes pour une informatisation globale, dossier médical, rapport, communication, connaissance et traitement en local des informations. État actuel Datasanté du à Madagascar et en international.
Le SIS national de Madagascar. État des lieux et problématique. Les attentes des autorités dans le recueil des données, rapports d’activité format papier, format DHIS, format Datasante. Entre le souhaitable & le réalisable
Télésanté, état des lieux et perspectives. Les relations interprofessionnelles, de la première ligne à l’hôpital de référence. Les problèmes liés aux téléconsultation : coût & disponibilité des appareils, des médicaments, mode de rémunération des actes, secret médical
- 29 OCTOBRE COMMUNICATIONS PROFESSIONNELLES INTERNATIONALES
BENIN Activité du centre d'accouchement
Revue de 1050 actes d’activité obstétricale sur 25 mois d’activité informatisée avec Datasanté-Bénin de Mai 2015 à Mai 2017 (dont 399 accouchements) dans un Centre médical rural privé au nord Bénin. Etude sur la dystocie, le poids des nouveaux nés, l’âge et la parité des mères
Dr Ayélé MENSAH - Centre Médical Communautaire (CMC) de GANROU Commune de NIKKI Arrondissement de Sérékali.
Le CMC est à 23km (dont 12km de piste impraticable en saison pluvieuse) de l'hôpital de référence.
J'emploie 3 agents qui sont des aides soignants qui ont reçu leur formation auprès de moi pendant 2 ans. A la fin de leur formation des attestations leur sont délivrées.
CONTEXTE
Au Bénin, comme dans nombre de pays d’afrique francophone, l’absence quasi-totale de dossier individuel des patients sous forme papier ou électronique entrave l’étude des conditions de soins en situation réelle en médecine générale de première ligne.
OBJECTIF.
Décrire, au sein de l’activité médicale, l’activité obstétricale d’un centre médical en zone rurale du nord Bénin après deux années de mise en place d’un dossier médical informatisé nommé DataSantéBénin
METHODE
Etude rétrospective de 25 mois d’activité dans un centre rural du nord bénin dirigé par un médecin généraliste privé installé avec l’appui de l’ONG SantéSud. Le médecin formé à l’usage du logiciel par l’association Datasanté et équipé d’un ordinateur portable a saisi au jour le jour la totalité des actes produits dans le centre. Outre les consultations curatives, des écrans spécifiques de saisie permettent de suivre les consultations prénatales et d’enregistrer les informations liées aux conditions de naissance exigées par le système d’information sanitaire du pays.
RESULTATS
Sur les 25 mois d’enregistrement des patients (2599 dossiers) et des actes (4353) on observe :
- Concernant la population une prédominance des femmes qui représentent 2/3 des dossiers ouverts, (1728 F- 871 H), mais une égalité de genre pour les enfants suivis entre 0 et 5 ans (437/459). Les 2/3 des patientes enregistrées (1103/1728) sont en âge de procréer, 13 et 40 ans
- Concernant l’activité, sur 4353 actes enregistrés, 1/4 de l’activité du centre est lié à la procréation, (1046/4353), dont 647 CPN et 399 Accouchements
- Concernant l’obstétrique. Sur 12 mois d’activité obstétricale (2016, année pleine), avec une informatisation maitrisée (déjà 6 mois) tant par les matrones que par la population l’étude descriptive plus précise porte sur 316 CPN et 201 accouchements.
Les indicateurs transmis au Système d’Information Sanitaire montrent un âge moyen des parturientes (25,5 ans), 13,5% des accouchées ont moins de 19 ans avec des extrêmes inférieurs à 16 ans (4) et sup à 40 ans (6). 50% des accouchements (96) concerne des femmes entre 20 et 30 ans.
La distribution de la parité suit l’âge. Les 112 multiparités supérieures ou égales à 6 concernent exclusivement les plus de 30 ans. Deux femmes de 38 et 39 ans ont 10 et 13 enfants vivants.
Dans 30 cas, la précédente naissance vivante est décédée depuis.
112 femmes (55%) des femmes sont multipares. 45 % nullipare ou ont perdu leur enfant dans l’année précédente.
92% des accouchements (186) sont déclarés eutociques, presque tous ont bénéficié de la Gestion Active de la Troisieme Phase de l’accouchement (GATPA) qui comprend notamment une injection d’Ocytocique en IM et la compression-massage abdominale.
On relève une césarienne et 2 avortements.
16 % des bébés (32) sont considérés de petit poids (norme OMS inférieure à 2,5 kg).
Il n’y a pas eu de décès maternel.
Le centre effectue en moyenne 16 accouchements par mois, le minimum étant de 7 en avril, le maximum de 25 en novembre. Plus de 15 par mois en décembre janvier, mars, mai juin juillet aout et septembre.
CONCLUSION
L’activité obstétricale d’un centre de médecine générale en zone rurale au nord bénin est importante.
Les nombreux indicateurs disponibles dans les dossiers désormais informatisés devraient permettre (par des personnes plus rodées aux traitements statistiques croisés) d’affiner les connaissances par un traitement des nombreuses données disponibles et permettre de progresser dans la prise en charge des patientes et des bébés. Sous condition de progrès dans la complétude de saisie des indicateurs inclus dans le logiciel.
GUINEE. Morsure de serpents. Démarche communautaire pour améliorer la prise en charge des morsures de serpents dans une commune rurale de Guinée.
Démarche communautaire pour améliorer la prise en charge des morsures de serpents dans une commune rurale de Guinée
Expérience du Centre Médical Associatif (CMA) de Timbi Madina »
Docteur Abdoulaye Aguibou BARRY – Chef de Centre
1-INTRODUCTION :
Timbi-Madina est l’une des communes rurales de la préfecture de Pita, située à 25km de la Préfecture et à 425km de la capitale Conakry en République Guinée. Avec une superficie de 300km2, la population est estimée à 60 000 habitants repartie dans 14 districts.
Essentiellement agro-pastorale, elle renferme quelques galeries forestières, des bas-fonds et des plaines agricoles aménagées.
La morsure de serpent est une blessure occasionnée par un serpent, résultant généralement de la pénétration des crochets , pouvant s’ensuivre d’une envenimation.
Il est difficile d’estimer la fréquence des morsures de serpents, du faite que leur reportage n’est pas obligatoire dans divers régions du monde.
Toutes fois, on estime dans le monde, tous les ans 5,4 millions de personnes sont mordues dont 2,5 millions d’envenimations avec 125000 décès
A Timbi-Madina, plusieurs espèces de serpents venimeux y sont rencontrées. Les morsures de serpents sont fréquentes et constituent une urgence médicale avec un taux de létalité très élevée. . Les recours sont quasi-absents, devenant ainsi un véritable problème de santé dans la localité. C’est dans ce contexte que le CMA de Timbi-Madina, structure de soins de première ligne, a initié une démarche communautaire pour répondre à cette préoccupation des populations de la commune
2-OBJECTIF GENERAL:
Réduire le taux de létalité du aux morsures de serpents
3-OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Sensibiliser la communauté sur la problématique de prise en charge des envenimations,
Assurer la disponibilité et l’accessoiriste du sérum antivenimeux
Mettre en place un dispositif de gestion et de prise en charge médicale
4-METHOLOLOGIE :
Un dialogue communautaire est organisé sur les morsures de serpent ;
L’institut Pastoriat de Kindia est solliciter pour élucider les autorités et les prestataires de soins sur la problématique des morsures de serpent en Guinée ;
Les ressources financières sont mobilisées par la communauté à travers des cotisations repartie entre les14 districts
Un comité de gestion est mit en place
Un dispositif de prise en charge des cas de morsure de serpents est défini
5-LES CONTRAINTES ET LES SOLUTIONS
Le financement du processus/il est pris en charge par le C MA
Le non engagement des autorités / information et sensibilisation des autorités
6-RESULTATS :
- Le 04 Novembre 2016, le dialogue communautaire a permis de constater:
La fréquence des morsures de serpents 19 cas avec 10 décès courant 2015( 52,63);
L'absence de SAV ( sérum antivenimeux) dans les centres de santé, les Hôpitaux de références et les officines;
L’absence de formation du personnel de santé sur la prise en charge des envenimations
- Le 06 mai 2016, le Chef du département de vénérologie de l’Institut Pastoriat de Kindia a fait le déplacement, pour élucider les différents acteurs sur la problématique des envenimations en Guinée à savoir la disponibilité, l’accessibilité du SAV et la formation des agents de santé;
Le SAV coûte 1200000 Fg(75000 FCFA) non accessible à la population paysanne;
Les agents de santé ont été formés sur la prise en charge
- Le 10 mai 2016, fixation des cotisations entre districts:
La cotisation par district a été définie et varie selon la taille de la population: 1000000fg (moins de 1000Hbts),1500000 fg ( 1500 à 2000 Hbts ), 2000000 fg( plus de 2000 Hbts);
13000000 fg ont été mobilisés par la communauté;
Un comité de pilotage a été installé de 4 membres
- Le 31 mai 2016, 1350000FG des cotisations ont été perçus sur une prévision de 29500000FG, ainsi10 flacons de SAV ont été achetés, les modalités de gestion ont été définies.
- Du 1er juin 2016 au 31 mai 2022 soit 7 ans de prise en charge
165 cas de morsure dont 63 cas d’envenimation,
décès 5
taux de létalité 3,10 par morsure et par envenimations7,9
7-CONCLUSION :
Les morsures de serpent constitue un problème de santé publique a Timbi-Madina .ce fléau identifié par une structure de santé de 1ere ligne et partagé avec la communauté a permis de mettre en place un dispositif de prise en charge adéquate grâce à un financement participatif de la communauté.
Ainsi, cette action à permis de réduire le taux de létalité de 52,62 à 7,2.
L’engagement des autorités a beaucoup contribué à la réussite du projet ainsi que l l’intervention du spécialiste, ce qui montre l’interdisciplinaire de l’action menée.
La démarche communautaire reste aujourd’hui l’outil permettant a une communauté de résoudre ses problème de sante.
8-RECOMMANDATIONS :
L’organisation de dialogue communautaire en impliquant tous les acteurs concernés à la fin de chaque année autour des activités du Centre de santé ;
La Formation des autorités locales sur la bonne gouvernance en santé ;
La Formation des agents de santé sur l’approche santé communautaire
9-BIBLIOGRAPHIE :
-Morsure de serpents venimeux, OMS, 17 mai 2021, www.who.org
-Le fardeau mondial des morsures de serpent, Plos Medecin,AnuadhaniKasturiratne,A.Rajita,Wickremasinghe et H.Janaka de silva
-Prise en charge des morsures de serpents en Afrique :F.Sorge et J.P Chippaux
-Etude épidémiologique des serpents venimeux et prise en charge des envenimation à Kindia (GUINEE) : Balde MC,Mané Y ,Trape JF.
-Problématique des envenimations en Guinée : MC Balde,
-Accessibilité des services de santé en Afrique de l’ouest ; le cas de la Guinée, Mohmed Lamine Doumbouya
GUINEE. Accouchement : Analyse descriptive des accouchements assistés sous l’utilisation du DMP du log DS au CMC de Bouroudji.
Profil des parturientes admise pour un accouchement assisté au Cabinet Médical Communautaire de Bouroudji dans la région de Labé, en Guinée.
A. T. Bah and B. Barry.
Collège des médecins communautaires de Guinée (COMEC-GUI).
Fraternité Médicale Guinée (FMG).
L’amélioration de la santé des femmes, notamment en milieu rurale, reste une condition indispensable pour un développement durable. Cette étude avait pour objectif de décrire le profil des parturientes et leurs nouveau-nés depuis l’installation de Datasante au cabinet médical communautaire du Bouroudji(CMC), situé à 28 km de la ville de Labé.
Il s’agit d’une étude descriptive concernant les dossiers médicaux des patients enregistrés dans le logiciel Datasante sur une période de 7 mois.
Les données exportées du logiciel de Data santé sous forme Excel ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS version 25. L’analyse descriptive a porté sur l’âge de la mère, la période d’accouchement, le type d’accouchement, le poids du nouveau-né, la gestion du travail d’accouchement.
Nous avons réalisé le test de Khi2 pour identifiés les caractéristiques associées au types d’accouchement. Ce test a été utilisé pour comparer la variable dépendante (type d’accouchement) aux variables indépendantes deux à deux. Le seuil de significativité a été fixé à 5%.
Au total 64 accouchements assistés ont été enregistrés avec des extrêmes de 4 en Aout et 16 en mars 2022 au CMC de Bouroudji.
La tranche d’âge des mères de 26 à 35 ans était la plus représentée (47%).
Près 84.4% des nouveaux nés avaient un poids normal (2500 g – 4000 g). Les accouchements étaient eutociques dans 76,6% des cas et dystociques dans 23,4% des cas.
On notait également 91% de naissances vivantes.
Parmi les femmes, 68.2% ont bénéficié de la gestion active de la troisième phase du travail d’accouchement (GATPA).
La présence d’une hémorragie en post partum immédiat a été observée dans 3% des cas.
Par ailleurs nous avons enregistré deux (2) cas d’avortement au cours de notre étude.
L’analyse bi variée n’a montré aucune association significative au seuil de 5% entre la variable dépendante et les variables indépendantes.
La possibilité d’obtenir sur la base de donnée exportée du logiciel Datasante (log DS), des informations sur les antécédents médicaux de la parturiente, la parité, le nombre de CPN, pourrait être une alternative à un modèle d’analyse multiple.
Mots clés : Accouchement assisté, datasante, Bouroudji, Labé, Guinée.
RD CONGO. Accouchement : Apport de l’utilisation du numérique dans l’amélioration de la qualité de soins
Accouchements : L’apport de l’utilisation du numérique dans l’amélioration de la qualité de soins.
Cas du CH LUYINDU à Kinshasa en RD Congo après une étude rétrospective de 250 accouchements réalisés après 4 mois d’informatisation de certaines activités avec Datasanté.
Introduction et contexte :
La RDC pays de l’Afrique sub-saharienne a une population d’environ 100 millions d’habitants, où chaque femme a un indice de fécondité de 6,6 enfants. Le pays a un ratio de MM de 846 pour 100 000 naissances vivantes (EDS II), l’un de plus élevés du monde. Il a été démontré que l’usage de bonnes pratiques obstétricales entre autre l’utilisation correcte du partogramme et le bon suivi des CPN constituent des facteurs pouvant influencer la réduction de cette mortalité.
La RDC a un système de santé organisé mais moins efficace faute de moyens financiers adéquats ce qui fait que le système national d’information sanitaire est non informatisé à la base. Tout le travail de collecte, d’analyse et d’élaboration des rapports mensuels se fait avec les registres et à la main ;
Ce qui par conséquent entraine une difficulté de faire des études visant à tirer des leçons en vue d’améliorer la qualité de soins du fait de la mauvaise conservation des registres et autres documents utilisés dans l’administration des soins.
Objectif :
L’objectif de notre étude est d’évaluer l’activité accouchement en rapport avec les données recueillies suite à l’enregistrement de tous les accouchements réalisées dans la structure médicale dans le logiciel datasanté en vue d’en tirer les leçons pour améliorer la qualité de soins.
Methode :
Il s’agit d’une étude rétrospective de 4 mois d’utilisation du logiciel mis en place par l’ONG Datasante dans le Centre Hospitalier LUYINDU se trouvant dans la banlieue de Kinshasa.
Avec une équipe de 3personnes, le médecin a saisi chaque jour les activités réalisées dans la structure dont les accouchements, étant donné que la structure a une maternité dont la moyenne des accouchements varie entre 70 à 100 accouchements le mois. Pendant l’enregistrement des données des accouchements, il était aussi question de vérifier si le partogramme était complétement et correctement rempli selon les instructions du ministère de la santé.
Résultats :
Sur 250 dossiers d’accouchements examinés :
- Concernant les parturientes : l’âge moyen des femmes ayant accouché pendant cette période est de 29,5 ans, avec les extrêmes de 16ans pour celle qui était la moins âgée et 52ans pour la plus âgée. 6 femmes étaient âgées de moins de 19ans soit 2,4% et 57 femmes étaient âgées de plus de 35 ans soit 22,8%.
- 99 femmes soit 39,6% ont au moins 6 enfants.
- Concernant les accouchements : 24 femmes ont accouché par césarienne soit 9,6%. pendant cette période on a eu 55 dystocies soit 22% et 195 eutocies soit 78%. Le poids moyen des naissances était de 3,025Kg avec des extrêmes de 1,100Kg pour le poids le plus faible et 5,200Kg pour le plus élevé. 20 enfants sont nés avec un faible poids et on a eu 5 naissances de plus de 4kg.
- En outre, 8 enfants étaient mort-nés, on a eu 8 parturientes ayant fait une éclampsie et 5 ont fait une hémorragie du post partum.
- En dehors des femmes ayant accouché par césarienne, 47 femmes sur 226 soit 20,79% n’ont pas bénéficié de la GATPA (Gestion active de la 3ème phase de l’accouchement).
- Il n y a pas eu de décès maternel pendant cette période.
- Sur les 250 dossiers examinés, il n y a eu que 100 dossiers avaient des partogrammes qui étaient complètement remplis soit 40% et 75 dossiers avaient des partogrammes correctement remplis ce qui fait un pourcentage de 30%.
Discussion :
Parmi les facteurs contribuant à la mortalité maternelle nous avons ce qu’on appelle les 4 trop et 3 retards. Dans les 4 trop nous avons : les grossesses trop précoces (moins de 19ans), trop rapprochées (moins de 2 ans), trop nombreuses (6enfants ou plus) et trop tardives (à 35 ans et plus).
Dans nos résultats nous avons trouvés qu’il y a près de 25% de nos accouchées ont eu 35ans et plus mais aussi près de 40% parmi elles ont au moins 6 enfants. Cette situation nous a interpellé et a conduit de proposer à mener des actions concrètes en vue de ne pas assister à l’augmentation des cas de décès maternel dans la structure médicale.
Moins de 10% des femmes ont accouché par césarienne, ce qui est conforme aux normes nationales.
En vue de réduire le risque d’hémorragie du post partum qui est l’une des causes directes principales de la mortalité maternelle, il est demandé que chaque accouchée puisse bénéficier de la GATPA.
Dans notre étude, il y a près de 21% des accouchées qui n’ont pas bénéficiés de cette prévention, ce qui fait que nos sages-femmes exposent les parturientes au risque de faire une hémorragie du post-partum.
L’insuffisance de connaissances et la négligence dans le travail sont les facteurs qui ont été cités de la non application de cette technique.
Le partogramme étant l’outil essentiel de la surveillance du travail, le fait de le remplir complètement et correctement signifie dans une certaine mesure que le travail a été bien surveillé. Dans notre étude, nous avons constaté que moins de 50% des partogrammes examinés ont rempli ces exigences. Ceci une fois de plus pose un problème de la qualité de ces accouchements et montre le risque encouru par ces femmes de mourir pendant les accouchements.
Tous ces constats nous ont amené à proposer des actions correctrices ci après :
- Organiser des sessions de formation continue de nos sages-femmes sur les soins obstétricaux d’urgences.
- D’organiser les séances pratiques d’utilisation et du remplissage du partogramme.
- Renforcer la sensibilisation lors des CPN sur la planification familiale et mettre à la disposition des femmes en âge de procréer tous les moyens de planifier leurs naissances.
- Faire la supervision permanente des accouchées en vue de consolider la formation qui va être administrée.
Conclusion :
L’exploitation des données recueillies grâce à la mise en place du logiciel Datasante nous a permis de relever certaines faiblesses qui mettent en danger la vie des accouchées. Les mesures correctrices proposées vont probablement aider à améliorer cette situation.
MALI. Mise en place d’un dossier médical partagé informatisé dans le Centre de Santé Communautaire de Kenenkoun
Mise en place d’un dossier médical partagé informatisé dans le Centre de Santé Communautaire de Kenenkoun.
Retour sur une les 10 premiers mois d'informatisation du Cscom de Kenenkoun
Dr Diakalia KONE - CSCOM de KENENKOUN - DISTRICT DE KOULIKORO
CONTEXTE
Au Mali les zones rurales sont divisées en aire de santé pilotées par un Centre de Santé Communautaire (Cscom) géré par une association (ASACO) et dirigé par un médecin Directeur Technique de Centre (DTC). Sous sa responsabilité une équipe soignante de 5 à 10 personnes assure à la population le « paquet minimum d’activité » concernant les soins curatifs, préventifs, obstétricaux et vaccinaux notamment. Le Cscom de Kenenkoun du district de Koulikoro couvre une population de 15 000 personnes. En décembre 2015 il est le premier centre à disposer d’un Dossier Médical Partagé (DMP) promu par le programme Datasantémali porté par l’ONG SantéSud et l’Agence Francaise de Développement (AFD).
Bilan de l’année 2016 avec revue de l’activité curative et préventive portant sur 4977 dossiers représentant 37 % (actualisation Mai 2017) de la population de l’aire de santé. Distribution (âge, genre, saison) des 60 « diagnostics » classés en CIM 10 par les autorités sanitaires du Mali.
OBJECTIF.
S’appuyer sur les premières données épidémiologiques informatisées issues de l’activité du centre pour observer son activité préventive, curative et la distribution des pathologies dominantes suivant la saison.
METHODE
Etude rétrospective de 10 mois d’activité entre janvier et octobre 2016 en utilisant la fonction « BILAN » inclue dans le logiciel. Cette fonction permet de totaliser le détail des actes produits dans chaque activité sur une journée, une semaine, un mois ou sur une période librement déterminée par le ou la professionnel. Médecin DTC, Matrone, Vaccinatrice, Sage-Femme …
RESULTATS
A l’issue des 10 premiers mois d’utilisation on relève 2480 dossiers ouverts soit 16 % de la population de l’aire. Les enfants de moins de 5 ans représentent 25% des inscrits (avec une parité de genre) et les femmes de plus de 15 ans 54 % (1359). Ont été délivrés 2639 actes de soins curatifs par le médecin DTC ou l’infirmière obstétricienne clinicienne qui le remplace.
On relève une activité obstétricale significative avec 82 accouchements d’enfants vivants. 15 nouveaux nés ont un Apgar inférieur à 8 à 5 mn de vie. Sur la même période 352 femmes différentes ont été suivies en Consultation Prénatales (CPN) totalisant 539 consultations. Soit 1,5 CPN par femme en moyenne. Les grossesses à risque ( Critères GARE+ au Mali : moins de 15 ans ou plus de 35 ans, taille inférieure à 150 cm, Parité supérieure à 6, Césarienne ou mort-né au dernier accouchement, Drépanocytose, HTA) représentent 14,4 % des femmes suivies (51)
Dans le cadre du Planning Familial PF, le centre a enregistré 88 patientes, l’essentiel de la contraception repose sur l’implant (50, 56%) et le progestatif retard en IM (35, 39%). Signalons que la pilule contraceptive majoritairement utilisée en Europe a été prescrite seulement 2 fois.
L’activité biologique du centre repose essentiellement sur la pratique des Tests Diagnostics Rapide du Paludisme (TDR Malaria) fournis par les autorités sanitaires, utilisés lors de chaque consultation avec fièvre. 1632 tests réalisés ont été réalisés (60% des consultations) dont 40 % de positif (662).
L’activité préventive est notamment vaccinale, (210 primovaccination Penta-Polio et 513 BCG.
Intéressante est la pyramide des âges ou on observe au cours de cette première année d’enregistrement des dossiers une surreprésentation des femmes en âge de procréer ce qui est conforme à la répartition de l’activité du centre concernant la gynécologie et l’obstétrique.
Au Mali, tous les actes de consultations curatives font l’objet d’un codage en CIM 10 suivant une liste officielle de 60 symptômes, diagnostics ou syndromes appuyés sur des « définitions opératoires » précises.
Le volume des consultations curatives suit la saisonnalité, 278 en Avril, 343 en Juillet. Sur un mois (avril) 17 codes représentent 66 % des enregistrements (185 sur 278), 33 % (93) sont classés sans codage Cim 10 dans la rubrique « autre ». Les toux inférieure à 15 J, IRA Basses, pneumonie, bronchopneumonies classées dans le même groupe J22 varient peu suivant les saisons (78 cas en Avril, 70 cas en Juillet). Il en est de même pour les rubriques écoulement vaginal A56.2 et douleur abdominales basses R10.2 (21 21 en avril et 22 22 en juillet) ou les diarrhées hors le choléra, code A 09 (15 en avril et 19 en juillet). De même pour l’HTA (avril 11, juillet 16). La seule activité saisonnière marquée concerne le Paludisme confirmé qu’il soit simple ou grave codes B54, B50.9 avec au total 15 cas en avril mais 84 en juillet. On note que le motif de consultation « fièvre » n’apparait pas dans la liste, mais la seule observation du nombre de TDR pratiqués sur 10 mois (1632 TDR) montre que la fièvre est probablement le premier symptôme de consultation curative au centre de Kenenkoun.
CONCLUSION
Le Centre de Santé Communautaire de Kenenkoun au Mali offre aux 15 000 habitants des soins de santé couvrant tous les registres du paquet minimum d’activité (PMA) tel que défini au Mali.
L’importance des données cliniques recueillies depuis l’informatisation du dossier médical (par exemple conditions de l’accouchement, âge de la mère, parité, taille, IMC, poids du bébé, vitalité à 1 mn et 5 mn …) ouvre des champs considérables d’étude pour les années qui viennent. D’autant que si Kenenkoun est le premier centre informatisé, il y en eu 12 autres depuis, couvrant ensemble plus de 150 000 habitants. Alors pourquoi pas des études voire des thèses partagées entre étudiant en médecine du sud et étudiant du nord.
MADAGASCAR. Le Rapport de dépistage d’ une augmentation du cas de Paludisme en mois de Mai 2020 dans le CMC d’Antsakaviro ,région Bongolava
Le Rapport de dépistage d’ une augmentation du cas de Paludisme en mois de Mai 2020 dans le CMC d’Antsakaviro ,région Bongolava
AUTEUR : Dr Diamondra Mandimbimalala ; généraliste communautaire en zone rurale –Madagascar
INTRODUCTION et CONTEXTE:
-Le paludisme est la 1ère endémie mondiale, la lutte contre le paludisme joue un rôle majeur dans la politique nationale de santé à Madagascar .Il représente la 3ème cause de morbidité au niveau des Formations sanitaires(1).
-Dans la région de Bongolava , le paludisme tient la 2ème place (31%)parmi les 5 premières maladies priorités en 2020 .Il représente (30%) de la consultation externe ;la région est une zone haute transmission stable en phase de contrôle de Paludisme .
-Lors du bilan de centre ,on a constaté qu’ il y a une augmentation du taux du paludisme en Mai 2020
-Ainsi , l’ étude de rapport de dépistage de cas du paludisme en Mai 2020 dans le CMC d’Antsakaviro qui est situé à 80 km du chef-lieu de District Tsiroanomandidy ,région Bongolava . Le centre servit 5 Fokontany et la population totale est de 14 000 actuellement.
OBJECTIFS :
- Décrire les cas du paludisme positif dans le CMC d’Antsakaviro
- Décrire les facteurs d’exposition au Paludisme , et proposer des mesures à prises
METHODOLOGIE :
- Etude rétrospective des dossiers cliniques enregistrés dans la boxe Data au Cabinet médical communautaire d’Antsakaviro , en mois de Mai 2020 .
- La population d’étude était 99 cas ,et ayant effectués le tests de diagnostic rapide positif et une température axillaire supérieure à 38°c .
- Outils de collecte : boxe data santé
- Critère d’inclusion :tous cas venus consultés et enregistrés dans la boxe , ayant effectués le TDR Palu positif et une température axillaire supérieure à 38°c.
- Critères non inclusion : tous cas ayant une fièvre mais le TDR est négative
RESULTATS :
Concernant l’Activité du centre communautaire en mois de Mai 2020 ; sur 322 dossiers enregistrés dans la Boxe , nous avons eu 213 (66%) nombre des cas de fièvre toutes causes, dont 99 (30%) sont le nombres de cas Paludisme confirmé par Test de diagnostic rapide positif. Donc ici le paludisme représente le 1/3 de la consultation externe ; et aussi une augmentation de cas du paludisme par rapport aux autre mois
A/ Description de cas positifs enregistrés
Le CMC d’Antsakaviro a servi 5 Fokontany ( Beambiaty ,Antsakaviro,Ampandrana ,Besangajy ,Ankafotra)
Dans le bilan du centre durant ce période où il y a une augmentation de cas Paludisme ;43% des cas avec TDR positif ont résidé à Besangajy avec taux d’attaque de 2,84 pour 1000 habitant ;20% des cas a residé à Ankafotra avec taux d’attaque de 1,90 pour 1000 habitant ;et les restes Ampandrana 18%( 1,25) ; Beambiaty 15% (0,21) et enfin Antsakaviro 13% (0,63)
Type de test utilisé Biolène Malaria Ag P.f/Pan :
101 : le Plasmodium falciparum ,nous avons eu 40 cas(40%)
111 : Infection mixte entre le P.f et le P.v(ou P.m,P.o) 36 cas (36%)
La tranche d’ âge de 5à 14 ans (45%) des cas positif a été le plus touché, suivi de la tranche d’age 15à 24 ans ( 28%). Donc les sujet s jeunes ont eu beaucoup plus atteint du paludisme.
La majorité attaquée du Paludisme était du sexe Masculin ( 51%) , tandis que le sexe féminin était ( 47%).
B/ Description des facteurs d’exposition au Paludisme
On observe que 100% (99cas)des cas positifs disposent le Moustiquaire imprégnées d’insecticide. La majorité des gens utilisent la moustiquaire 90% (90 cas) ;par contre 10%(10) d’eux n’utilisent pas dans leur ménage. Il n’ y a pas du programme de l’ aspersion intra-insecticide intra –domiciliaire au cours de l’ année 2020 pour raison confinement du covid -19 ; ainsi les facteurs d’ augmenter le taux Palu en Mai 2020 .
C/ Répartition des cas positifs selon les facteurs environnementaux :
La majorité atteint du Paludisme a résidé à Besangajy (43%), FKT des habitats près de broussaille et près de rivière. Le FKT Ankafotra aussi (20%) est situé près de broussaille et de l’eau qui stagne. La situation environnementale favorise les facteurs atteignant du Paludisme.
DISCUSSION :
La tranche d’âge 5 à 14 ans (45%) a été le plus touché du Paludisme suivant de l’âge 15 à 24 ans (28%) ; donc sujets jeunes et surtout masculin ; tous les cas ont possédé et utilisé la Moustiquaire imprégnée d’insecticide mais :
- le nombre de MID reçu ne couvre pas le nombre de famille dans le ménage
- le MID reçu a été suffisant mais il n’était pas utilisé correctement
- le patient fut piqué par le vecteur avant d’entrée dans la moustiquaire.
- Le sujet jeune masculin va dormir aux champs avant la moisson du riz pour garder leur production
-La majorité attaquée du paludisme a résidé près de broussaille et aussi du rivière ,donc risque d’attaque a été augmenté
-Non application du programme d’aspersion d’insecticide intra-domiciliaire en 2020 pour raison de confinement du covid -19
-Le taux d’atteint du palu à P.f(40%) est beaucoup plus que celle des autre espèces(23%)
-Mesures prises :
- Traiter les cas positif selon le protocole national
- Sensibiliser la communauté sur la lutte contre les vecteurs de dormir sous une moustiquaire à la maison ou au champ, débroussailler périodiquement
- Réaliser une réunion de restitution avec l’autorité locale pour renforcer la promotion de l’environnement sain
CONCLUSION :
Quatre vingt dix-neuf cas sont dépistés positifs, ils sont tous pris en charge selon le protocole national . Cette situation est favorisée par le comportement des gens de dormir au champ avant la moisson du riz pour garder leur production. Il est proposé à l’autorité de renforcer la promotion de l’environnement sain et assurer la sécurité publique.
Mots clés : Dépistage – paludisme- cabinet communautaire- région Bongolava
Bibliographies :
OMS, Direction de lutte contre le paludisme , PLAN NATIONAL STRATEGIQUE DE LUTTE CONTRE LE PALUDISME,Madagascar, 2018-2020, p13,96
Institut National de la Statistique Antananarivo, Enquête sur les Indicateurs du Paludisme à Madagascar, Institut Pasteur de Madagascar Antananarivo,2016, p50-52,161
MADAGASCAR. Aspects épidémiologiques des dysenteries parasitaires dans la Commune Rurale d'ANAKAO.
Aspects épidémiologiques des dysenteries parasitaires dans la Commune Rurale d'ANAKAO.
Auteur : Dr Jean Pierre Elisé RAJOMALAHY. 6 MGC/Anakao-- Tuléar , M.car
INTRODUCTION :
Les maladies dysentériques représentent encore aujourd'hui un problème majeur de santé publique dans les pays en voie de développement. Elles sévissent en foyers sur un mode endémique dans les zones tropicales où elles posent un grand problème sur la santé étroitement lié au niveau socio-économique.
L' agent responsable de cette dysenterie est un amibe appelé :" Entamoeba Histolytica".
OBJECTIFS :
Maîtriser ou voire même éradiquer la contamination de cette maladie dans notre aire médicale en recherchant les facteurs favorisants.
METHODOLOGIE :
C' est une étude rétrospective de malades admis à mon cabinet médical sis-à Anakao, district de Tuléar-2, région Sud- Ouest de M.car.
On a fait cette étude à partir des dossiers de malades diarrhéiques vus pendant l' année dernière , allant du 01 Janvier 2021 jusqu' en Décembre 2021 dans une population totale de 8.000 habitants environ.
Le fond de cette étude est basé sur les signes cliniques présentés par chaque malade diarrhéique : selles glaireuses ou glairo-sanguinolentes accompagnées de ténesme, épreinte et souvent d' une colique colytique violente mais ce qui la différencie des dysenteries bilharziennes et bacillaires, ici pas de FIÈVRE.
RÉSULTAT :
Parmi les 1121 patients inscrits toute l' année 2021 on a 448 patients ( soit 39%) présentant des maladies diarrhéiques diverses et 180 patients évoquant les signes cliniques des dysenteries (soit 40% des malades diarrhéiques consultés).
De ces 180 patients atteignant des dysenteries, il y a 16 enfants moins de 10ans ( soit 9% des malades diarrhéiques).
L’ âge moyen des malades dysentériques est entre 30 à 50 ans sans prédominance de sexe.
Avec le MÉTRONIDAZOLE 250 mg( Amoebicides tissulaires) que ça soit comprimés ou sous formes de sirop, nous arrivons à guérir les malades à 96%. La posologie est de 30 à 50 mg/kg/j répartie en 03 prises pendant 10 jours
DISCUSSION :
Les facteurs favorisants la la contamination sont en général :
- Fruits non lavés
- Crudités mal lavés
- Non utilisation des latrines
- Promiscuité
- Mauvaise habitude de ne pas se laver les mains après défécation ni avant repas.
- Mauvaise habitude d' ingérer l' eau de puits non bouillie.
- Utilisation des puits non protégés
- Beaucoup de familles ne possèdent pas de garde à manger chez-eux.
CONCLUSION :
Les dysenteries sont classées parmi les maladies de mains sales, par le péril fécal, et de la manque d'hygiène générale.
MOTS CLÉS: Dysenteries----Parasitaire---- Épidémiologie----Cabinet médical---- Rural.
BIBLIOGRAPHIE :
1- DESCHIENS(R):" L' amibe et l' amibiase",Masson et Cie Ed. Paris,1965,357-402.
2- ANGATA (A.Y),COULEBALY (A.O.) FRETILLERIE (N), BENOÎT (G) et HOUPHOUET (B):" Syndromes abdominaux aigüs d' étiologies parasitaires", Méd. Af. Noire,1974 XXI, I,61-63.
3- OMS: Groupe d' étude régionale sur les maladies diarrhéïques. Brazzaville 1980 AFR. CD,56.
4- RAZANAMPARANY (M): Pathologies infectieuses infantiles, cours polycopiés non édité 1986,12-13.
5- RANDRIAMBOLOLONA (R): Parasitologies médicales, amibiases et bilharzioses, cours polycopié en 2 ème année de Médecine ; 1987,175-210.
MADAGASCAR. Aspect épidémiologique de l’Hypertension Artérielle gravidique dans un centre de santé communautaire.
ASPECT EPIDEMIOLOGIQUE DE L’HYPERTENSION ARTERIELLE GRAVIDIQUE DANS UN CENTRE DE SANTE COMMUNAUTAIRE
ANDAH B. Nanohy, RASOAMALALA H. Julie, RAKOTOZAFY Simone A.,RAOLISAONA M., RAKOTONIAINA A. Irène
INTRODUCTION :
L’état de santé d’une femme enceinte a une certaine particularité par rapport à une femme non gestante. La modification de la pression artérielle en est la plus sujette que ce soit dans le sens d’une hypertension ou d’une hypotension. L’hypertension artérielle gravidique (HTAG) se définit par une pression artérielle systolique ≥ 140 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique ≥ 90 mmHg, à partir de 20 SA de grossesse. C’est une pathologie préoccupante pour le praticien en général et l’obstétricien en particulier en raison de sa forte prévalence vu que ses complications représentent la deuxième cause de mortalité maternelle et sont retrouvées plus fréquemment dans le pays en voie de développement que dans les pays industrialisés.
OBJECTIF :
L’objectif principal de cette étude est de déterminer l’aspect épidémiologique de l’hypertension artérielle gravidique dans un centre de santé de médecin généraliste communautaire.
METHODE :
C’est une étude rétrospective descriptive transversale sur une série de 20 cas allant du mois de janvier 2020 au mois d’août 2022, incluant toutes les femmes enceintes présentant une HTA au-delà de 20 SA de grossesse.
RESULTATS :
La fréquence de l’hypertension artérielle gravidique retrouvée était de 45%. Trente-cinq pourcent des patientes étaient âgées entre 30 à 34 ans avec un extrême d’âge entre 21 à 42 ans et âge moyen de 31,5 ans. Les paucipares (2 à 3 parités) prédominaient dans notre étude à 60%. Concernant le nombre de consultation prénatale effectuée, 60% des femmes en avaient effectué 2 à 3.
DISCUSSION :
Dans la littérature, l’HTA survient dans 6 à 15% des grossesses. La prévalence est de 10 à 15% en Europe et aux Etats-Unis. Les données concernant l’influence de l’âge maternel sur la survenue de l’HTA au cours de la grossesse sont disparates. Une CPN régulière n’était pas priorisée par nos gestantes alors que c’est le seul moyen pour la dépister le plus précocement possible afin d’éviter ses complications.
CONCLUSION :
La fréquence de l’HTAG retrouvée dans notre étude était très élevée. L’HTAG met en jeu à la fois le pronostic vital maternel et fœtal nécessitant ainsi une prise en charge multidisciplinaire.
Mots clés : hypertension artérielle gravidique, consultation pré-natale, épidémiologie, prise en charge.
MADAGASCAR. Malformation génitale féminine dans un centre de santé de médecin généraliste communautaire de Madagascar.
MALFORMATION GENITALE FEMININE DANS UN CENTRE DE SANTE DE MEDECIN GENERALISTE COMMUNAUTAIRE DE MADAGASCAR.
RASOAMALALA H. Julie, ANDAH B. Nanohy, RAOLISAONA M.
INTRODUCTION :
La malformation congénitale se définie comme des anomalies de structure ou de fonction présentes à la naissance (OMS). Les malformations congénitales de l’appareil génital sont des malformations pouvant affecter tous les organes génitaux que ce soit internes ou externes, masculins ou féminins, voire ambigus. C’est une entité ayant un impact psychologique lourd nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire.
OBJECTIF :
L’objectif principal de cette étude est d’illustrer l’apport de l’échographie dans le diagnostic des malformations génitales féminines.
METHODE :
C’est une étude descriptive portant sur une série de 2 patientes.
OBSERVATION :
Notre premier cas s’agissait d’une jeune fille de 21 ans, consultant pour une aménorrhée primaire.
A l’examen clinique les organes génitaux externes étaient sans anomalies, de type féminin mais les caractères sexuels secondaires féminins n’étaient pas développés.
L’échographie pelvienne a noté le non visualisation des structures utérines et ovariennes et la loge utérine était comblée d’un rein en fer à cheval correspondant au syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser (MRKH).
Le deuxième cas rapporté était une fille de 10 ans sans antécédent particulier et consultant pour une tuméfaction vulvaire, sans ménarche.
A l’examen clinique, les organes génitaux externes étaient féminins, d’aspect anormal caractérisé par une vulve tuméfiée avec plicatures cutanées ressemblant à la peau scrotale. L’échographie pelvienne ne notait aucune structure utérine ni ovarienne.
L’exploration de la tuméfaction vulvaire par l’échographie visualisait deux formations tissulaires, ovalaires, homogènes, bien limitées, para-clitoridiennes bilatérales entourées d’une lame d’épanchement permettant ainsi de poser le diagnostic du syndrome de testicule féminisant ou syndrome de Morris.
DISCUSSION :
Le syndrome de MRKH est une malformation rare de la filière génitale chez la femme, rarement associé à une anomalie de l’ovaire ou de sa fonction.
C’est la deuxième cause d’aménorrhée primaire après les dysgénésies gonadiques et représente 85% des aplasies vaginales.
Ici, notre cas était diagnostiqué lors d’une échographie pelvienne après un résultat biologique d’œstradiol inférieur à 9 pg/ml correspondant à un dosage d’une femme ménopausée. Dans la littérature, la prévalence de l’association de la malformation utéro-vaginale et malformation de l’appareil urinaire, notamment l’ectopie rénale (rein pelvien) est de 5 à 17%.
A Madagascar, une étude à Antananarivo rapportait 2 cas de MRKH en 1982, sans association d’autres malformations.
Le syndrome de testicule féminisant (STF) est une pathologie génétiquement déterminée.
L’incidence du STF est estimée à 1 sur 20 000 naissances.
Une étude sur 4 cas de STF en Tunisie a révélé la disparité de l’âge de diagnostic du STF dont l’âge extrême est de 18 et 56 ans. Cette étude a rapporté l’absence de gonades féminines et la présence de deux testicules ectopiques à l’examen échographique.
Dans une étude panafricaine, la circonstance de découverte de gonades masculines est la présence d’une hernie inguinale bilatérale au jeune âge (4-5ans).
Selon la littérature, l’échographie anténatale prend tout son intérêt en cas d’antécédent familial de STF. En effet, l’absence d’organe génital externe à l’échographie, confrontée à un caryotype 46XY lors d’une amniocentèse, pourrait évoquer le diagnostic.
CONCLUSION :
Dans le cadre de malformations génitales féminines, l’échographie tient une place importante tant dans le dépistage que dans le diagnostic vu que c’est la seule investigation la plus accessible. Le renforcement des séances d’IEC/CCC sur la pratique de l’échographie obstétricale associé à l’échographie morphologique à 22SA de grossesse est suggéré notamment dans le dépistage de STF.
Mots clés : malformations génitales, échographie, syndrome de testicule féminisant, syndrome de Mayer-Rokitansky-Küster-Hauser
MADAGASCAR. Prévalence de la tuberculose pulmonaire au cabinet médical communautaire Matieloana.
Prévalence de la tuberculose pulmonaire au cabinet médical communautaire Matieloana
Dr RANDRIANASOLONIRINA Harilanto Aurélie
INTRODUCTION :
La tuberculose est une maladie infectieuse transmissible concernant n’importe quel organe mais principalement pulmonaire.
La tuberculose pulmonaire se contamine d’homme à homme par inhalation de gouttelette de Flügge contenant de mycobacterium tuberculosis hominis appelé Bacille de Koch qui a comme caractéristique Acido Alcolo Résistant dont son nom est BAAR.
La tuberculose pulmonaire se repose au diagnostic clinique mais se confirme au résultat microscopique de laboratoire par l’existence de BAAR dans le crachat.
OBJECTIFS :
Evaluer la prévalence de Tuberculose pulmonaire bacilloscopie positive à Matieloana
METHODOLOGIE :
C’est une étude rétrospective des malades admis au cabinet médical communautaire Matieloana, district Betafo, region Vakinankaratra Madagascar pendant la période de 01 janvier à 31 décembre 2021.
Dans une population totale de 9800 d’habitants desservie par le cabinet, le critère d inclusion de cet étude était les dossiers des malades admis dans le cabinet et enregistré sur DatasanteBox qui présentaient des pathologies pulmonaires et confirmées microscopiquement par l’intermédiaire de circuit de lame.
Le symptôme le plus fréquent de ces malades est la toux chronique parfois hemoptoïque, une douleur thoracique, un amaigrissement remarquable dû à l’anorexie et le moins fréquent est la fièvre. On fait un étalement sur lame les crachats des suspects.
RESULTATS :
Parmi les 3237 des patients inscrits, 313 présentent des pathologies pulmonaire et 65 sont suspect comme tuberculose pulmonaire. Après l’analyse au labo pour la recherche de BAAR, 13 d’entre eux sont confirmées.
L’âge moyen est de 40 ans et l âge extrême est de 21 à 74 ans avec prédominance masculine.
COMMENTAIRE ET DISCUSSION :
Le taux d’incidence est plus élevé dans les pays pauvres dû à la promiscuité, et c’est une maladie touchant les sujets à tous âges. L’automédication et la consultation chez les tradipraticiens ont retardé le diagnostic et le prise en charge précoce de la tuberculose.
CONCLUSION :
La tuberculose est une maladie très contagieuse et la co-infection de la tuberculose avec d’autre maladie comme VIH SIDA ou COVID est gravissime.
En cas de rechute ou échec on se méfie toujours l’existence de Tuberculose Multi résistante TBMR.
MOTS CLES : Tuberculose pulmonaire, crachat,cabinet medical communautaire Matieloana Betafo
MADAGASCAR. HTA vue dans un centre de santé de médecin généraliste communautaire Andohanilakaka.
HTA VUE DANS UN CENTRE DE SANTE DE MEDECIN GENERALISTE COMMUNAUTAIRE ANDOHANILAKAKA MADAGASCAR.
RANAIVO F. Régis, RANAIVONIAINA Tantely M., VOLOLONJANAHARY Miarintsoa, RAOLISAONA M, RAKOTONIAINA A I.
INTRODUCTION :
Selon l’OMS, HTA se définie par une tension artérielle systolique supérieure ou égale à 140 mm Hg et/ou une tension artérielle diastolique supérieure ou égale à 90mmHG. L’hypertension artérielle est l’un des principaux facteurs de risque des maladies cardiaques, de l’insuffisance rénale, et des accidents vasculaires cérébraux ou AVC d’où sa prise en charge correcte et sa prévention sont nécessaires.
OBJECTIFS :
Les objectifs de cette étude sont de déterminer la prévalence de l’HTA dans notre site, préciser les facteurs de risques présentés par les patients hypertendus et Connaitre les différentes complications de l’HTA.
METHODE :
Etude prospective sur des cas d’HTA vue en consultation externe pendant un an (juin 2021 au juin 2022).
RESULTAT :
Pendant notre période d’étude, sur 2380 personnes vues en consultation, 38 personnes présentent une HTA. Certains d’entre eux sont venues pour d’autres motif mais après une prise des paramètres qu’on dépisté une HTA.
Notre étude révèle :
- Une prédominance féminine soit 60, 52%.
- Les personnes âgées (plus de 60 ans) sont les plus touchées 57,89%
- L’obésité est l’une des principales causes de l’HTA, 68,42% des malades sont en surpoids.
- 42, 16% des patients atteinte d’HTA prennent des substances toxiques dont le tabac et l’alcool sont la plus cités.
- L’HTA est souvent accompagnée de diabète. 47,37 des malades sont diabétiques.
- L’AVC est la complication la plus dangereux de l’HTA, il représente 15, 79% des cas.
DISCUSSION :
Les femmes sont les plus touchées par l’HTA puis que :
- La ménopause augmente le risque d’HTA chez la femme à cause d’une carence en oéstro-progestatif.
- Les grossesses peuvent s’accompagnés des HTA dite gravidique.
- Certains produits contraceptifs entrainent d’une HTA.
Les personnes âgées sont majoritaires car le vieillissement favorise la perte d’élasticité des artères entrainant une artériosclérose conduisant à une HTA.
L’obésité accroit le risque d’HTA car les tissus adipeux libèrent des nombreuses substances agissant sur les mécanismes physiopathologiques de la pression artérielle.
Le tabagisme chronique est un puissant facteur de risque cardio-vasculaire modifiable, également impliqué dans la genèse d’une HTA permanente.
L’HTA et le diabète sont liés l’un de l’autre.
Lorsque la pression artérielle est élevée dans les vaisseaux, elle peut soit favoriser une hémorragie par rupture du vaisseau soit favoriser la formation de la plaque d’athérome qui va boucher le vaisseau et provoquer un infarctus.
CONCLUSION :
On peut conclure que L’HTA est un danger pour la santé car elle peut entrainer plusieurs maladies cardio-vasculaire. Beaucoup des personnes ou des malades ne se rendent pas compte qu’elles ont de l’HTA en raison de l’absence des symptômes, elles ne viennent consulter que par apparition des complications.
MOTS CLES : HTA, AVC, obésité, substances toxiques, personnes âgées, diabète.
MADAGASCAR. Analyse de trois maladies fréquentes au CSB Public de MAHAVELONA .
ANALYSE DES TROIS MALADIES FREQUENTE AU CSB PUBLIQUE DE MAHAVELONA
Dr Nirisoa RAFALIARIVONY CSB II Mahavelona District Soavinandriana Région Itasy
CONTEXTE
- Introduction: Le cadre
- Cibles: Pyramides des âges des âges des consultants
OBJECTIFS
- Comparaison entre le CSBII (publique):payant et CMC(privée non payant)
- Comparaison au niveau des Région voisines
METHODE
- Etude rétrospective des données enregistrées dans le Box représenté par des courbes
RESULTAT
Suivant le résultat
-« Les autres maladies « représentent le plus grand nombre de cas diagnostiqué mais on ne peut pas le considéré parce que c’est pas une seule maladie mais divers maladies qui ne figure pas dans le RMA
- Donc :La Toux et le Rhume occupent la première place suivie de la syndrome grippale et en fin la diarrhée
-Le toux et le rhume existent toutes l’année
-On peut remarquer aussi une hausse du taux du syndrome grippal allant de la fin du mois de Mars jusqu’au mois de Juillet (saison froid)
-La diarrhée existe aussi pendant l’année mais on remarque une hausse du taux pendant la saisons de pluie (a cause de l’eau impotable et des saletés) et froide a(diarrhée virale)
- Concernant le Palu :La région Itasy est une région instable non endémique au palu
-Vu le chevauchement des programmes verticaux ; ces deux dernières année , les données sont faussée pour l’année 2022 a cause de la pandémie de la COVID 19
DISCUSSION
- Pour le cas des rhumes, des toux et des symptômes grippaux: la culture et la société malagasy considère ses maladies comme étant pas grave et moindre qui n’ont pas besoin de consultation mais cette étude nous montre que ce sont ses maladies même qui occupent le plus grand nombre de cas diagnostiques
- Contextuellement on peut expliqué la hausse des cas en 2022 à cause de la peur du COVID Pour la consultation :elle est gratuite au CSB mais payante au CMC donc la consultation est nombreuse pour le CSB
- Pour le cas du Palu à l’échelle nationale la région Itasy peut être classe non endémique au Palu car il ne figure pas parmi les trois maladies les plus fréquentes contrairement au autres régions avoisinantes
CONCLUSION
Cette étude nous a montré que les enfants de bas âges sont les plus nombreux en consultation et trois principaux maladies dominent notamment :la toux ou rhume , les syndromes grippaux et le diarrhée dominent. On peut remarque aussi que la consultation au seins de la CSB est beaucoup plus par rapport au CMC ceci est du à la gratuitité de la consultation
MADAGASCAR. Epidémiologie et complications des cas de l’infection sexuellement transmissible (IST)
Etude épidémiologique et complications des cas de l’infection sexuellement transmissible (IST) vus à la clinique médico-chirurgicale mamy sakaraha en 2021
RAOLISAONA M.
RESUME
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur l’étude épidémiologique et complications des cas de l’infection sexuellement transmissible (IST) vus à la clinique médico-chirurgicale mamy sakaraha en 2021.
Au terme de cette analyse, on constate que le nombre de cas est de 1170. L’écoulement génital est les plus fréquents (54,54%), la tranche d’âge le plus atteint va de 25 à 35 ans.
Les femmes sont les plus nombreuses en consultation (71,79%).
Nous proposons comme suggestions, la promotion des préservatifs et une amélioration de la prévention, à savoir la mise en œuvre intensive de l’IEC.
Une approche syndromique revenant moins cher s’impose pour obtenir des meilleurs résultats.
OBJECTIFS
Donner quelques donnée statistique des IST
Donner les complications les plus rencontrés
Donner les moyens disponible de prise en charge des cas
INTRODUCTION
1. Définition
IST: infections dont la transmission se fait exclusivement ou préférentiellement par voie sexuelle.
250 million de cas dans le monde
Selon ministère de santé: à Madagascar en 1996, 1190 cas pour 100.000 habitants
50 à 80% : jeunes de 15 à 24 ans
RAPPEL Les différents type de IST
2.1) Les écoulements génitaux: pertes de matière liquides ou semi liquides
Gonococcie Chlamydia Candidose trichomona
2.2 Les ulcérations génitales:
Syphilis Chancre mou Herpes génitale
3 Les IST tumorales:
Maladie de NICOLA FAVRE ou lymphogra nulome vénérien Les condylomes acuminés
2.4 autres infections génitale
La pédiculose pubienne Le VIH/SIDA
Les complications
Chez l’homme: rétrécissement mitrale Prostatite Stérilité
Chez la femme: Salpingite Stérilité Grossesse extra utérine
Prise en charge:
situation sanitaire et économique faible
→Utilisation des matériel performant et des examens de laboratoire parfois impossible
→approche syndromique
METHODOLOGIE
Type d’étude: rétrospective descriptive
Cadre de l’étude: cabinet médicale tenu par deux médecins généraliste communautaire de sakaraha
Paramètre étudier: âge, sexe, situation matrimonial, profession, gestité, parité, type d’IST rencontré ou les symptômes, type de complication rencontré
Critère d’inclusionFemme et homme ≥ 15ans ayant consulté pour ulcération génital ou écoulement génitale ou autre symptôme pouvant suspecter l’éxistance d’IST
Critère d’exclusion Consultants ≤ 15 ans , Patients correspond au critère d’inclusion mais ayant une dossier incomple
RESULTATS
Donnée de l’année 2021 -nombre de consultation:2445 -nombre de cas: 1170
Selon le genre: La majorité des cas sont représenté par les femmes 71,79%
Selon l’ Âge : L’âge le plus touché est entre 25à 35 ans dont l’âge moyen est de 20,5ans
Situation matrimoniale: La majorité des cas dans notre étude sont marié 75,04%.
Gestité Les nulligeste constitue la majorité des cas 42,26%
Parité Les nullipare constitue les plus grand nombre de cas 55,95%
Selon les symptômes: L’écoulement génitale constitue la majorité des cas chez l’homme 54,54%, ainsi que la douleur pelvienne chez la femme 47,61%.
Selon la Complications: Chez l’homme les prostatite aigue représente le plus grand nombre de cas et la salpingite chez la femme
DISCUSSION
Selon le genre:
femme ˃ homme
→ la sensibilité lié au phénomène physiologique
→l’acidité ou Ph vaginal
→l’ habitude traditionnelle: automédication des hommes, la honte de se faire soigner
→l’absence d’activité génératrice pour les femmes
Selon l’âge:
Jeune +++
→ manque d’éducation familiale ( honte sexuel)
Absence des parents
Pauvreté
Fréquentation de plusieurs partenaire
Le tabagisme
Le développement du tourisme sexuel ciblant les jeunes
Selon la situation matrimoniale:
Marié +++
L'infidélité
Le faible revenu des ménage
Selon la gestité:
Le jeune âge de malade d’IST
L’inéxpérience en matière de santé de reproduction
La sterilité lié à la complication des IST non ou mal traité
Selon la parité
- nullipare
L’âge
Les conséquences de l’IST chez la femmes enceinte
Selon le type d’IST
- Écoulement génital : 82,51% (homme + femme)
- Douleur et gêne
- Association de types d’IST augmente la fréquence de cas
- Résistance de souche de gonocoque à la pénicilline
La survenue des complications est surtout liée au retard de prise en charge par :
- Manque d’éducation lié au partenaire sexuel
- L’automédication
Diagnostic insuffisant ( manque de ressource matériel et financière)
CONCLUSION
L’étude rétrospective sur l’épidemiologie et complication des IST nous permis d’identifier d’importants déterminant et facteur favorisant ce fléau.
Une renforcement de prise en charge et prévention des IST s'avère nécessaire.
À l’issue de cette étude nous souhaiterions également de pouvoir apporter notre contribution à l’amélioration de la prise en charge
MADAGASCAR. Grossesse ovarienne
SF Toliara

Penser aussi à suivre les dossiers de la télé-consultation et la télé-expertise avec les structures du Conseil National de l’Ordre de Madagascar, que cela concerne les MGC en zone enclavées, les hôpitaux ou les Sages Femmes installées avec SantéSud en libéral en campagne qui prennent en charge la santé des mères et des enfants
Pour être complet, il faut signaler la tenue d’un atelier de découverte Echo-clinique proposé par le formateur du CFFE (Pr Bourgeois) qui n’a pas cessé de fonctionner, par vague de 10 participants, sur les 3 journées du congrès avec un appareil portatif miniaturisé manipulé avec brio par le Dr Francis Pellet.

L’usage courant de cet échographe de poche par les médecins malgaches est malheureusement encore limité par le prix de l’appareil, même s’il ne nécessite que quelques heures de formation pour les médecins.
Formation initiale :
Le congrès a été l'occasion de faire progresser le dossier de la Formation Initiale avec la signature d'un accord entre le CNGE, le CGEOI et les universités d'Antananarivo et de La Réunion concernant l'appui à la création d'un département de médecine générale, l'identification de terrains de stage ambulatoires et la formation à la maîtrise de stage
FORMATION INITIALE- PISTES VERS UNE SPECIALITE
Un accord a été signé entre le CNGE, le CGEOI et les universités d'Antananarivo et de La Réunion concernant l'appui à la création d'un département de médecine générale, l'identification de terrains de stage ambulatoires et la formation à la maîtrise de stage.
Nous sommes heureux d'avoir atteint les objectifs que nous nous nous étions fixés et de revenir à La Réunion avec 2 exemplaires originaux de la lettre d'intention. Ce document préfigure l'accord cadre et la convention d'application qui vont suivre et qui feront l'objet de nouvelles signatures officielles. Concrètement, nous avons avant hier travaillé sur le document à la faculté de médecine et a été signé hier le document tambour battant à l'université de Tananarive pour :
- Madagascar par le président de l'université d'Antananarivo, le Pr Mamy Ravelomanana et par Mme le doyen de la faculté de médecine d'Antatanarivo le Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana,
- La France par moi pour le CNGE pour La Réunion avec :
L’université de La Réunion par Mme la vice présidente pour les relations internationales, Mme Anne Françoise Zattara-Gros et Mme le doyen par intérim le Pr Bérenice Doray
Le CGEOI par le Pr Philippe Desmarchelier
En effet, nous avons travaillé jeudi 05 décembre la Faculté de Médecine de Tananarive en présence de Mme le doyen et des vice doyens suivants :
Pr Willy Randriamarotia, néphrologue en charge de l'accréditation (conformité des cursus en LMD)
Pr Rado Andrianasolo, infectiologue en charge de projets e-santé et de l'ENT
Pr Luc Rakotovao, biologiste et spécialisé en hématologie en charge du 3ème cycle court
Pr Francis Hallen Hunald, chrirugien pédiatrique en charge du 3ème cycle long
Pr Rado Ramanampamonjy, gastroenetrologue,responsable du partenariat et des affaires internationales
Pr Hery Nirina Rakoto-Ratsimba, chirurgien général, responsable du cycle court et des thèses
Au cours de ces échanges le Pr Rakoto Ratsimba a souligné le fait qu'un travail avait été réalisé entre l'université de Tananarive et le ministère de la santé publique sur un référentiel compétences. Le Pr Rakotovao a précisé qu'un travail collaboratif a été lancé avec le Conseil de l'Ordre sur l'identification des médecins installés en milieu rural.
Nous nous sommes également rendus à l'Institut National de Santé Publique (cf photo en PJ) où nous avons rencontré le Dr Ratsimbazafy Marie Rolland directeur de la formation et de la recherche qui s'est engagé dans la gestion de la médecine générale aux côtés de Santé Sud pour la mise en place de la Médecine Générale Communautaire. Une action a été menée de formation auprès des MGC car des lacunes étaient pointées en matière de médecine communautaire et de prise en charge des urgences. L’État Malgache souhaite que les médecins qui effectuent un 3ème cycle court de 2 ans soient répartis sur le territoire. Seuls une petite partie pourront suivre une carrière dans la fonction publique en exerçant pendant 5 ans dans les CSB2 et bénéficier à l'issue d'une formation de médecin de santé publique et intégrer des hôpitaux de district par exemple. Seuls 80 places (sages femmes, infirmières, médecins) sont réservées par an dont une partie pour les médecins, une vingtaine environ). Chaque année 60 médecins sur 200 passent le concours, par conséquent, 20 sur 140 intègrent la fonction publique et 120 partent à l'étranger, intègrent des ONG ou effectuent des formations complémentaires. Très peu s'installent en brousse pour des raisons familiales, d'insécurité, de faiblesse des revenus et d'absence de protection sociale.
Nous avons visité 2 centres de santé de base 2 (CSB2 )à Tananarive qui sont des structures publiques qui accueillent les étudiants malgaches pour des stages de 3 mois et un centre de médecine du travail l'AMIT (association médicale inter-entreprise de Tananarive) qui prennent en charge les familles des salariés et qui pourraient être des structures habilitées à recevoir des étudiants réunionnais et/ou malgaches en stage. Nous n'avons pas eu le temps de visiter les cabinets des médecins communautaires qui sont assez éloignés de Tananarive. Nous avons néanmoins rencontré le Dr Jocelyn, président de l'AMC MAD, le Dr Mamy toujours membre de l'AMC MAD et qui a créé une clinique à Tulear avec l'Appui de l'US AID et de SHOP Plus ((programme social américain qui vise à promouvoir et faciliter l’entreprenariat privé).
Nous avons d’ailleurs rencontré la responsable du programme SHOP Plus qui se terminera en février 2021 qui a exposé un travail d'accompagnement des MGC et de formation en particulier sur la gestion de leur cabinet médical. Nous avons identifié la complémentarité de nos actions en matière de formation à la maîtrise de stage.
Les prochaines actions à mener pourraient être en fonction de la subvention de la Région et du remplissage de la session de formation à la maîtrise de stage du mois de juin : l'accueil lors de la session de formation à la maîtrise de stage des 5,6 et 7 juin 2020 (formation couplée initiation et supervision) de 3 vice doyens : 2 en charge du 3eme cycle court, le Pr Hery Ratsimba qui a participé à la session responsabilité sociale au congrès du CNGE de Nantes et le Pr Luc Rakotovao ainsi que le Pr Rado Ramanampamonjy en charge des relations internationales qui nous a demandé de le mettre en lien avec les gastroenterologues du CHU de La réunion
Responsables pédagogiques de terrains de stage potentiels (MGC avec le Dr Jocelyn et Vohanguy, responsables des médecins à l'ATIM, responsables pédagogiques aux CSB 2 à Ambohipo et d'Andoaranfotsy
La rédaction de l'accord cadre et de la convention d'application qui pourraient être signés au congrès de Bordeaux
La tenue d'une table ronde sur le concept de département de médecine générale dans les pays francophones en présence de nos amis francophones, belges, québecois, malgaches toujours lors du congrès de Bordeaux
Le travail de demande de subvention pour un Erasmus Mic entre Madagascar et La Réunion.
L'accueil des universitaires en juin permettraient de garder le lien, de leur permettre de se faire une idée de ce que nous faisons et de co-construire à la suite du séminaire avec eux le scénario pédagogique et le contenu de la formation à la maîtrise malgache.
Il faudra enfin envisager une nouvelle mission avec la visite des MGC, la visite d'Hostie, du CHU et de cliniques privés.
Amicalement
Jean Marc FRANCO

DATASANTE – FRANCE – 11/11/22

